Il y a environ 6 mois, le service national universel se précisait malgré quelques conditions pratiques d’exécution qui demeuraient floues. Aujourd’hui, la promesse phare de campagne de Macron va être testée dès juin 2019.

Le secrétaire d’État chargé de la jeunesse, Gabriel Attal, détaille le contenu de la réforme du service national universel pour les jeunes de 16 ans. Promesse de campagne du candidat Emmanuel Macron, le service national universel se développe un peu plus avec la remise au président de la République, du rapport préparé par le groupe de travail dédié au sujet, ce lundi.

Le SNU pourrait voir le jour dès juin 2019. Crédit : Alexandros Michailidis / Shutterstock

Un service national obligatoire pendant un mois

Les premières applications du dispositif sont attendues pour le mois de juin 2019. Cet engagement d’Emmanuel Macron vise à fédérer la jeunesse autour de « valeurs communes » et créer « un sentiment d’unité nationale ». Le secrétaire d’État souhaite que ces jeunes soient « représentatifs de la jeunesse française », issus de milieux sociaux différents.

Il concernerait chaque année 800 000 jeunes de 16 ans, garçons comme filles, qui seront convoqués obligatoirement pendant un mois (phase de cohésion), dont quinze jours en hébergement collectif. Les lycéens « pourront être accueillis dans des internats scolaires, des centres de formation, des structures de tourisme social ou encore des bâtiments à usage militaire » précise M. Attal.

Une seconde phase facultative avant 25 ans, d’une durée de trois mois, sera également testée, permettant à ceux qui le souhaitent de « s’engager davantage encore dans des domaines aussi variés que la défense, l’environnement, l’aide à la personne, le tutorat, la culture ».

Une réforme critiquée

L’entrée en vigueur du SNU obligatoire reste encore en suspens, un premier rapport évoque 2026, tandis que le gouvernement étudie des options plus rapides.

Cette entrée en vigueur est critiquée par plusieurs organisations représentatives de la jeunesse, la FAGE et l’UNEF, critique son caractère obligatoire et son coût. Le budget est évalué à 1,7 milliard d’euros, puis entre 1 et 1,5 milliard par an.

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