L’abondance de glyphosate dans notre organisme serait un phénomène de plus en plus réel, surtout dans l’Ariège où des dizaines d’habitants comptent déposer plainte après en avoir découvert un taux très élevé dans leur urine.

Dans l’Ariège, 60 habitants comptent déposer plainte contre les fabricants de glyphosate, mais aussi contre la Commission européenne pour avoir autorisé sa mise sur le marché, pour « mise en danger de la vie d’autrui » et « atteinte à l’environnement ». Et la raison est plutôt alarmante!

En effet, les analyses d’urine des plaignants ont révélé que le taux de glyphosate était de 1,43 nanogramme par millilitres, soit 14 fois la dose autorisée présente dans l’eau potable de la région.

Une anomalie déjà bien connue puisqu’au mois de juin dernier, huit faucheurs employés à Foix avaient déposé plainte pour des raisons similaires. La procureure s’était alors dessaisie du dossier au profit du pôle Santé publique du tribune de grande instance de Paris.

Dans l’Ariège, 60 habitants comptent déposer plainte contre les fabricants de glyphosate. Crédit image : Shutterstock / Leonid Eremeychuk

Cette soixante d’habitants ont fait cette découverte après avoir participé justement à la campagne lancée par les faucheurs volontaires qui proposaient de réaliser des tests d’urine pour prouver l’ampleur de la présence de glyphosate.

« On savait depuis des mois qu’on ne pourrait pas compter sur les décideurs politiques pour prendre une décision glyphosate. Il faut compter uniquement sur les citoyens et aller au bout de la démarche que nous avons entamé » expliquait alors Dominique Masset, un des responsables de l’association «Campagne Glyphosate».

Aujourd’hui, alors que les 60 Ariègeois vont porter plainte d’ici la mi-octobre, 250 autres habitants de la région se sont déjà mobilisés pour faire des prélèvements devant huissier. S’ils découvrent également que le taux de glyphosate est supérieur à la norme, ils porteront plainte : « Plus il y a d’analyses, plus on fait le même constat : on retrouve du glyphosate chez tout le monde. Nous ne sommes pas les seuls à nous organiser, on reçoit des appels d’un peu partout pour savoir comment il faut faire » poursuit-il.

L'objectif de leur initiative est de démontrer que le glyphosate est responsable d'un empoisonnement massif des citoyens. Et ces nouvelles révélations ne font que d'aller dans leur sens.

Par ailleurs, aux États-Unis, le combat d'un jardinier face à Monsanto a vu la victoire du simple citoyen face au grand groupe, ce dernier devant verser la somme de 289 millions d'euros à la victime. Cependant, Monsanto vient de faire appel de cette décision. En outre, en France, une maman, Sabine Grataloup, mène le même combat, convaincue que son fils de 11 ans, atteint de malformations du larynx et de l'oesophage entraînant des problèmes respiratoires depuis sa naissance, a été exposé par le glyphosate lorsqu'elle était enceinte.

À lire aussi

Comments

Leave a Reply